Navigation de nuit et arrivée à 8 h à Tortel
Le programme de la matinée prévoyait l'option 1 avec randonnée de 2 heures (4 km parait-il). J'imagine qu'un bon nombre de passagers avait senti le piège et avait choisi l'option 2 avec danses folkloriques et buffet. Le beau temps ayant bien dégagé le paysage, il n'y avait plus qu'à y aller. On nous avait prévenus quand même que l'on trouverait une dénivelé de 200 m et qu'il fallait s'équiper de bonnes chaussures car il y aurait de la boue: quel doux euphémisme!
A Tortel comme hier à Puerto Eden, tout le front de mer est parcouru par une passerelle qui doit bien faire 1 km. Passerelle en bois avec rampes tout au long mais dès que le sentier de randonnée commence, on se retrouve à marcher en équilibre sur 2 poutres parallèles (heureusement pas glissantes), puis quelques escaliers assez étroit où il est vital de regarder ses pieds plutôt que le paysage. Après avoir quitté ces planches salutaires, les choses sérieuses commencent une grimpette de 200 m dans le la boue, des rochers, de la mousse spongieuse et souple à souhait qui permet à l'eau de rentrer dans la chaussure. ET çà monte et çà monte! Une fois arrivé au sommet et presque à la moitié du chemin, une personne de l'ORGANISATION nous a fait faire demi tour car il était déjà trop tard pour terminer le parcours. Quelques personnes ont eu des difficultés pour revenir et il a fallu l'aide de nos guides pour les aider à rentrer.
La famille Salvano avait bien prévu le coup, un sportif sur l'option 1 et l'autre intellectuelle sur l'option 2 .
"on fait demi tour de l'option 1"
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Et ce soir ultime cadeau, passage devant l'île Wager; encore toute une histoire mais en quelques mots pour ceux que çà intéresse. Ce n'est pas une île comme les autres car elle a une histoire tragique.
On est en 1741, les Anglais apprennent qu'un galion espagnol doit passer par Magellan pour ramener une importante cargaison d'or en Espagne. Ils forment une escadre de plusieurs navires commandés par l'amiral Anson dans le but d'intercepter le galion. Malheureusement à l'entrée ouest du détroit un des bateaux "le Wager" fait naufrage mais l'escadre anglaise continue son chemin. Le Wager se brise sur l'île qui porte désormais son nom. Les survivants vont rester des mois sur cette île en récupérant toutes sortes de choses parmi les restes du naufrage. Il y aura des bagarres, des mutineries et même l'excution d'un mutin par le capitaine. Finalement 2 groupes se forment et partent séparement naviguer sur les canaux. Le groupe avec le capitaine comprend un jeune officier du nom de Byron. Ils vont rencontrer des indigènes et vivre avec eux un certain temps en adoptant leurs manières de vivre. Ils seront par la suite récupérés et emprisonnés par les Espagnols et ne rentreront en Angleterre que 5 ans après leur départ. Toute cette histoire est relatée par John Byron (texte disponible sur demande) et reprise largement par David Cranne dans son roman "Les naufragés du Wager"
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Bon maintenant au lit car nous avons quitté les fjords pour le PACIFIQUE et çà bouge.
















Mon dieu quelle journée !!!
RépondreSupprimerPapa tu va pourvoir nous faire une conférence en rentrant sur votre voyage mais en français !!!
Ps: j'ai quand même l'impression que vos indigènes de la bas mangent plutôt bien non!?? Ils ont de bonnes joues sur les photos!!
Tous les matins dès mon réveil, je suis vos commentaires et vos « exploits » !
RépondreSupprimerJe ne savais pas votre route sur l’Île du Wager…. Je me permets une petite anecdote concernant « les naufrages du Wager » que j’ai lu l’an passé. << l’enseigne du Wager âgé seulement de 15 ans était le grand père de John Byron >>
Je peux t'envoyer, quand tu veux , le récit de Byron lui-même qui est de première main alors que David Graan n'a fait que réécrire l'histoire; un peu comme Zweig avec Pigafetta. L'île mitoyenne de Wager s'appelle Byron.
SupprimerAvec plaisir. Bonne continuation
SupprimerQuelle journée. 2 en 1 en fait!
RépondreSupprimerLes randonnées de 4km en 2h, ça promet toujours des surprises 😲
Une bonne nuit de sommeil vous fera du bien, en espérant que vous ne soyez pas trop bercés par les flots!
Ici, reprise du boulot ce matin! 😉
Bises
L'option 2 avait l'air sympa. Surtout pour les genoux. 🤔
RépondreSupprimerVous nous gâtez en documentation chilienne , c’est passionnant et cela me donne envie de lire et de relire ( en français ! ) certains auteurs .
RépondreSupprimerÀ bientôt pour nous dire si le Pacifique est pacifique !
Bises les amis
ps: j’aurais opté pour l’option 1
Option 1, option 2 : choix cornélien ! Quelquefois le mal aux jambes peut être salutaire !
RépondreSupprimerJ'ai bien ri en lisant votre option 1 ,j'aurai choidi option2!!!!.une bonne expérience à ne pas renouveler???.mais intéressante pour nous vos admirateurs!!!
RépondreSupprimerHé ben !... épuisé je suis d'avoir suivi les deux options tellement captivantes. L'option 1 m'aurait parut compliquée tout de même, et j'aurais donc été apprendre les danses du folklore local, tant pis... Nous avions pu voir le Pacifique se déchainer lors d'un séjour mexicain à Puerto Escondido, et nous ne lui avions pas trouvé l'air si pacifique que ça à l'époque... Allez, continuez de nous régaler.
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