lundi 31 mars 2025

Le 31

 Navigation toute la journée


La navigation s'est faite en plein océan la nuit dernière avec quelques mouvements du bateau que je ne saurais qualifier; il n'y a que Jacques qui pourrait me dire s'il s'agit de roulis ou de tangage. Peu importe! Pas d'excursion aujourd'hui mais une veille permanente pour voir une baleine.  Pour l'instant aucune trace de ce genre d'animal. Peut être demain?  



Région extrêment arrosée qui donne une végétation luxuriante


Un peu toujours le même décor mais on ne s'en lasse pas


En rejoignant l'intérieur des fjords nous avons longé de nombreuses fermes aquifères.

L'élévage du saumon est très important dans la région.


D'après notre conférencière l'élévage de poisson atteint un poids équivalent à ce qui est pêché naturellement


Si la baleine ne s'est pas montrée, nous avons eu l'albatros de service au décollage et en vol




Un petit bout d'arc en ciel


en revenant de la salle de gym

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Une salle de conférence du "scientific center"; j'ai eu le plaisir d'apprendre que ces scientifiques faisaient de la science citoyenne. Je réfléchis sur le sujet.


l'accès au pont avant pour faire le guet


Tout le monde a eu la même idée


A babord



et à tribord, tout le monde est à l'avant


Oh zut la boutique est fermée; quel dommage....

Mais continuons notre route







dimanche 30 mars 2025

Le 30 mars

 Navigation de nuit et arrivée à 8 h à Tortel


Le programme de la matinée prévoyait l'option 1  avec randonnée de 2 heures (4 km parait-il). J'imagine qu'un bon nombre de passagers avait senti le piège et avait choisi l'option  2  avec danses folkloriques et buffet.  Le beau temps ayant bien dégagé le paysage, il n'y avait plus qu'à y aller.  On nous avait prévenus quand même que l'on trouverait une dénivelé de 200 m et qu'il fallait s'équiper de bonnes chaussures car il y aurait de la boue: quel doux euphémisme!

A Tortel comme hier à Puerto Eden, tout le front de mer est parcouru par une passerelle qui doit bien faire 1 km. Passerelle en bois avec rampes tout au long mais dès que le sentier de randonnée commence, on se retrouve à marcher en équilibre sur 2 poutres parallèles (heureusement pas glissantes), puis quelques escaliers assez étroit où il est  vital de regarder ses pieds plutôt que le paysage. Après avoir quitté ces planches salutaires, les choses sérieuses commencent une grimpette de 200 m dans le la boue, des rochers, de la mousse spongieuse et souple à souhait qui permet à l'eau de rentrer dans la chaussure. ET çà monte et çà monte! Une fois arrivé au sommet et presque à la moitié du chemin, une personne de l'ORGANISATION  nous a fait faire demi tour car il était déjà trop tard  pour terminer le parcours. Quelques personnes ont eu des difficultés pour revenir et il a fallu l'aide de nos guides pour les aider à rentrer.

La famille Salvano avait bien prévu le coup, un sportif sur l'option 1  et l'autre intellectuelle sur l'option 2 .







Cette oeuvre représente "le peuple des canaux". Pour bien connaitre l'histoire de ce peuple, il faut lire le livre de J.Raspail "Qui se souvient des hommes?".
Ce sont les premiers  hommes qui ont traversé le détroit de Bering il y a 15000 ans et qui ont été refoulés petit à petit vers le sud  par les nouveaux arrivants. On estime qu'à raison de 35 à 40 km par génération ils se sont retrouvés repoussés à l'extrêmité du continent américain et sont allés vivre  sur l'eau. On  connait ces peuples fuégiens sous le nom d'Alakaluf  ou kaweskars.

On pense qu'ils étaient quelques milliers lorsqu'ils ont été découverts par les premiers européens,  Chaque famille vivait dans un canot fait d'écorce de hêtre en autonomie complète. Ils entretenaient tous un petit foyer dans le fond du bateau. Ils erraient dans les canaux, s'arrêtant pour un soir dans une crique. Ils avaient vite fait de se construire un abri (un tchélo) avec quelques branches trouvées sur place et recouvert de peau de phoque. Ils vivaient généralement nus avec une simple peau sur les épaules mais leurs corps étaient compètement recouvert de graisse. Ils se nourrissaient principalement de fruits de mer (des moules énormes pêchées par les femmes) , de phoques ou de baleine lorsqu'ils en trouvaient une échouée et morte sur une plage.










 "on fait demi tour de l'option 1"

et pendant ce temps dans l'option 2





























Il y a même une plage, pourquoi pas?

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Et ce soir ultime cadeau, passage devant l'île Wager; encore toute une histoire mais en quelques mots pour ceux que çà intéresse.  Ce n'est pas une île comme les autres car elle a une histoire tragique.


On est en 1741, les Anglais apprennent qu'un galion espagnol doit passer par Magellan pour ramener une importante cargaison d'or en Espagne. Ils forment une escadre de plusieurs navires commandés par l'amiral Anson dans le but d'intercepter le galion. Malheureusement à l'entrée ouest du détroit un des bateaux "le Wager" fait naufrage mais l'escadre anglaise continue son chemin. Le Wager se brise sur l'île qui porte désormais son nom. Les survivants vont rester des mois sur cette île en récupérant toutes sortes de choses parmi les restes du naufrage.  Il y aura des bagarres, des mutineries et même l'excution d'un mutin par le capitaine. Finalement 2 groupes se forment et partent séparement naviguer sur les canaux. Le groupe avec le capitaine comprend un jeune officier du nom de Byron. Ils vont rencontrer des indigènes et vivre avec eux un certain temps en adoptant leurs manières de vivre. Ils seront par la suite récupérés et emprisonnés par les Espagnols et ne rentreront en Angleterre que 5 ans après leur départ.  Toute cette histoire est relatée par John Byron (texte disponible sur demande) et reprise largement par David Cranne dans son roman "Les naufragés du Wager"

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Bon maintenant au lit car nous avons quitté les fjords pour le PACIFIQUE et çà bouge.








samedi 29 mars 2025

Le 29 mars

 Journée mixte; navigation, débarquement, navigation


Navigation toute la nuit dernière pour nous retrouver face à Puerto Eden située sur l'île Wellington. La ville a été fondée en 1937. C'est le lieu le plus au nord où l'on retrouve des kaweskars (alakalufs). Il y a 2 bateaux de ravitaillement par semaine. On y dénombre une centaine de personnes et une école de 9 enfants (70  il y a quelques années). Il y aurait une activité de pêche.  Nous y avons débarqué avec nos chaloupes par groupes d'une vingtaine de personnes, la noria a duré toute la matinée et nous avons pu rejoindre notre bateau après une promenade d'une petite heure. 





Quand même une antenne satellite



Notre visite s'est faite uniquement sur cette passerelle en bois (du cyprès)





Les batiments officiels



comme son nom l'indique


et l'école




2 à 3 bateaux pour leur activité pêche


une traitement des eaux usées qui ferait sauter en l'air nos écolos


Nos 2 guides: un viking et une kaweskar


et après la pampa assez séche hier, nous trouvons en bord de mer une végétation plus luxuriante.






et avant de quitter Puerto Eden un petit achat: une peinture naïve sur une coquille de moule. Ces moules de taille importante ont été pendant des siècles l'alimentation des kaweskars. Ce sont les femmes qui plongeaient pour les ramasser mais c'est une autre histoire qu'on vous racontera plus tard.




Nous avons levé l'ancre aussitôt la visite terminée et après  le repas nous avons eu une conférence sur les courants marins et en particulier sur le Golf Stream et son action sur le climat de l'Europe de l'ouest. Démonstration à l'appui avec explication de la circulation thermohaline. En gros une goutte d'eau douce qui fond au Groenland met 1500 ans pour revenir sur son lieu de naissance.




Notre navigation nous a ensuite fait traverser les English Narrows: passage étroit entre 2 îles.








Nous n'avons pas eu de pluie aujourd'hui et le soleil  nous a salués ce soir.