On sent la fin; il nous faut maintenant rejoindre Valparaiso et comme il y a pas mal de miles, il faut du temps. Notre croisièriste nous a donc prévu une étape à Valvidia: capitale de quelque chose, région? province?? On ne sait plus.
Nous avons donc navigué cette nuit pour arriver ce matin à Niebla qui est en réalité le port de Valvidia. Notre débarquement a été très long parce que nous avons appris que le lieu d'ancrage qu'avait prévu Hutigruten a été refusé par les autorités portuaires qui nous ont relégués à 2 miles du point prévu. Cela a provoqué des aller-retour de la chaloupe beaucoup plus longs.
Une fois à terre à Niebla, nous avons été transportés en bus jusqu'à Valvidia. Heureusement notre guide parlait un français parfait et pour cause: il a passé 14 ans à Angoulême au moment de la dictature. Nous avons été contents qu'il nous parle d'Antoine de Tounens; ce Français qui voulut être roi de Patagonie et d'Araucanie. Il nous en a fait un tableau élogieux.
En arrivant à Valvidia nous avons visité un petit musée dédié aux Mapuches et aux premiers immigrants européens. De nombreux allemands sont venus dans ce pays et ont commencé sa modernisation. Ils ont importé leurs habitudes, leurs moeurs et pas mal de leur cuisine. Il y a parait-il une excellente bière.
La ville elle même n'offre aucun intérêt; aucun batiment remarquable, rien de particulier.
Le plus intéressant a été la visite du marché au poisson .
On y a enfin vu les fameuses moules aussi grandes qu'une main. Elles se consomment fraiches ou encore séchées.
En arrivant à Niebla, le temps était tellement bouché que notre voisine allemande a fait un jeu de mot teuton: Niebla und nebel
Niebla qui est la porte d'entrée de Valvidia était protégée par 4 forts du temps des corsaires.
Mobilier européen
et
bijoux mapuches (les Mapuches sont les peuples indigènes de cette région et qui ont longtemps bataillé avec les espagnols).
er ses moules
On ne voit pas taille mais elles sont comme une main
les voilà, une fois séchées; elles sont encore belles.

